The day is dark.

Les jours se suivent. Ils se ressemblent. Ou pas. Humeur maussade, je vois la journée défiler par bribes de conscience.
Je perds conscience en sortant de la bibliothèque, j'entre dans le tram mécaniquement, et me réveille en amphi. Les bruits de l'amphi se font plus forts, les gens entrent en riant avec quelqu'un. Je pose mon regard absent sur les rangées de tables sans fin. Je ne reconnais personne, ils se connaissent tous.
Les mots sortent difficilement, je me sens léthargique, absente. Un écrit décousu, journées sans fil -et sans fin-.
Je voudrais un manteau chaud pour me blottir, me sentir bien. J'ai froid en dedans, et les cafés de la machine n'y feront rien. Mon foulard vert constamment noué autour de mon cou non plus. C'est dans ta tête.


# Posté le mardi 21 octobre 2008 10:19

Vicky Christina Barcelona. Woody met en scène Scarlett et Penelope.

Vicky Christina Barcelona. Woody met en scène Scarlett et Penelope.






Nice movie. Must be seen.
Une petite histoire délurée entre un espagnol artiste-torturé-mais-sexy, une américaine ouverte-d'esprit-mais-un-peu-niaise, et une Pénélope en-furie-totally-déjanted.
Bien joué et plutôt pas mal orchestré. A voir de préférence en version originale, un mélange détonnant d'anglais et d'espagnol.
# Posté le mardi 14 octobre 2008 15:58
Modifié le mardi 14 octobre 2008 16:35

If I tell the world, I'll never say it enough, cause it was not said to you.

Une rentrée comme les autres, ni plus, ni moins. Un appart' redécoré pour notre petit plaisir personnel. Les mois se comptent et se décomptent. Le doyen en droit du travail. Feel lonely most of the F*ck's time. Je commence à gratter, tout doucement. Période studieuse en prévision. Miss N & A. Beaucoup, beaucoup (trop) de chaussures. Je réouvre les livres, un par un, fascinée. L'amour au rendez-vous, chaque matin, chaque soir, chaque nuit.
La vie coule, sans heurts. I'm good.
If I tell the world, I'll never say it enough, cause it was not said to you.
# Posté le dimanche 14 septembre 2008 13:03

Summer last.

Summer last.
# Posté le samedi 23 août 2008 18:03

Ecrire sans conséquence.

Ecrire sans conséquence.
Toutes ces choses qui m'viennent, toutes ces choses qui m'quittent, ces choses qui m'reviennent, ces choses qui m'requittent.
Faudrait que ça m'revienne, avant que ça m'passe vite.


Je me sens usée, déchirée de l'intérieur, de toutes les attaques, de toutes les haines, les coups de sang. J'ai un air de piano, quelques notes graves et légères, qui me hante et m'enlève. Je ne pense plus, à toutes ces paroles, qui piquent et ouvrent là où ça blesse. J'suis comme un vide, comme un creux.
J'ai peur de tout, que la fin soit là, toute proche. Je la vois se rapprocher, mais j'veux pas, je ferme les yeux, je serre les poings. Y a trop d'eau autour de moi, trop de vagues qui me poussent sous la surface. J'ai l'impression que je flottais sans accroche, que j'errais dans cet infini, sans heurts et sans tempête. Mon monde est foutu en l'air, chaque minute qui passe arrache un pan de ce que je chéris. Y a ma gorge qui se serre, y a mon coeur qui se soulève, mes mains qui essuient mes joues et mon corps qui se fige. Toutes ces choses qui m'viennent, toutes ces choses qui m'quittent, c'est ton amour qui me heurte de plein fouet, c'est ta rage qui s'insinue en moi et me lacère le coeur. Comme des milliers de lames qui transpercent, et ne laissent jamais mon esprit en paix.
A croire qu'il faut qu'j'ai mal pour prendre la plume et coucher ce qui bat dans mes tempes. Et toujours le même air de piano, les mêmes notes tristes qui me prennent au corps. J'voudrais juste retourner là où c'était beau et calme, là où j'entendais ton rire.
J'veux un repos, un calme blanc où j'puisse aller renaître.


Moi j'ai déjà tellement d'eau qui fout le camp.
(Vanessa Paradis, Junior Suite.)
# Posté le vendredi 08 août 2008 17:35